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Arrêt tabagique | Publié le 1 août 2017

Le secret du contrôle de soi : comportement santé et dépendance

Crédit : iStock, Thinkstock
Crédit : iStock, Thinkstock

Le 17 novembre prochain, le fondateur de l'Institut de psychologie contextuelle, Benjamin Schoendorff, offre une formation à Montréal. Le psychologue et formateur présentera les fondements théoriques de la thérapie d'acceptation et d'engagement (ACT), une approche cognitive comportementale dite de troisième génération qui vise à offrir aux individus des outils concrets pour atteindre les objectifs qu’ils se sont fixé, comme se libérer de la cigarette et avoir une meilleure santé. Proche de la pleine conscience, cette thérapie amène les gens à développer l’habileté de se concentrer sur ce qui importe vraiment dans la vie plutôt que sur les difficultés qu’ils rencontrent.

Testée sur le site pour cesser de fumer WebQuit par le Dr Jonathan Bricker, la méthode s’est avérée deux fois plus efficace et a obtenu un taux de satisfaction 56 % supérieur chez ses usagers, comparé à ceux ayant recouru au site fédéral américain (smokefree.gov). Le site J’ARRÊTE, qui met également de l’avant l'ACT, obtient aussi d’excellents résultats depuis son lancement, le 10 janvier 2017. Même s’il est trop tôt pour évaluer l’efficacité de ce dernier, les 7 680 usagers inscrits sur le site et les abonnés au groupe de soutien Facebook, qui s'élèvent à presque 900, représentent des indicateurs encourageants de son utilité.

En quoi l’ACT est-elle différente des autres thérapies cognitives comportementales?

  • Elle mise sur l’acceptation et non l’évitement des envies de fumer. Plutôt que d’apprendre à contrôler leurs déclencheurs, les ex-fumeurs apprennent à vivre avec ces derniers. Cela diminue les risques qu’ils en développent des nouveaux.
  • La méthode ne cherche pas à changer ou à contrôler le contenu des pensées, des émotions et des sensations physiques jugées désagréables, mais plutôt à modifier la relation qu’une personne entretient avec ces dernières.
  • Elle cherche à favoriser une ouverture à ressentir ce qui se passe à l’intérieur. En ne tentant pas constamment d’échapper aux pensées, aux émotions et aux sensations physiques, les fumeurs ressentent moins le besoin de recourir à la cigarette pour passer par-dessus les expériences déplaisantes qui suivent souvent l’arrêt tabagique.
  • Elle amène les fumeurs à accepter ce qu’ils ressentent et à réaliser des actions, comme le changement de certains comportements, en lien avec leurs objectifs et leurs valeurs.
  • Alors que l’approche cognitive comportementale utilisée jusqu’ici avait recoure à la raison et à l’enseignement d’habiletés de résolution de problèmes, l’ACT enseigne aux individus à prendre conscience de leurs pensées et à s’en distancier, au moyen de métaphores et d’exercices dit expérientiels.

Pour profiter de l’expertise de Benjamin Schoendorff ou pour obtenir plus de renseignements au sujet de sa formation, rendez-vous sur le site de l’Institut de psychologie contextuelle.