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Enjeux actuels | Publié le 15 septembre 2017

Tabagisme et jeunes adultes : une récente étude dresse un portrait inquiétant

Crédit : prudkov, Thinkstock
Crédit : prudkov, Thinkstock


Malgré les progrès accomplis, la partie contre le tabagisme est loin d’être gagnée! Le Québec devra cibler les jeunes adultes de 18 à 34 ans, où près de 3 personnes sur 10 fument, indique un récent rapport du directeur national de santé publique. Explications.

Le document, intitulé Le tabagisme chez les jeunes adultes : Agir ensemble pour diminuer la prévalence, dresse un portrait très inquiétant du tabagisme chez les 18-34 ans. Non seulement s’agit-il du groupe d’âge où le taux de tabagisme est le plus élevé, mais ce taux stagne depuis quelques années. Or, ce segment de la population a une influence considérable. Il constitue une référence pour les plus jeunes, en plus d’être la nouvelle génération de parents, note le Dr Horacio Arruda, directeur national de santé publique. 

Des inégalités devant le tabagisme

Au Québec, la proportion de fumeurs chez les 18-34 ans est plus élevée que la moyenne canadienne, soit 29 % de ces jeunes comparativement à 23 %, révèle une compilation produite à partir des données de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC). Bon nombre de facteurs peuvent amener un individu à devenir un fumeur régulier. Cependant, « l’entrée dans la vie adulte semble être critique pour l’acceptation ou le rejet de l’usage du tabac ». Les passages du couple, à la parentalité et à l’entrée du travail y seraient aussi pour quelque chose : 37 % des fumeurs quotidiens avaient commencé à fumer tous les jours entre 18 et 29 ans, souligne le rapport. 

Tous ne sont pas égaux devant le tabagisme. Par exemple, dans ce segment de la population, on observe une plus grande proportion de fumeurs chez les hommes que chez les femmes, ainsi que chez les jeunes adultes de 18 à 34 ans qui n’ont pas obtenu de diplôme d’études secondaires. 

De nombreux méfaits pour la santé

Or, les jeunes adultes ne sont pas à l’abri des effets néfastes du tabagisme. Ce fléau affecte, entre autres, la fonction pulmonaire, freine la croissance des poumons, constitue un facteur de risque pour l’asthme et l’athérosclérose précoce de l’aorte abdominale. Alors que cette période de la vie coïncide aussi avec la période active de procréation, fumer diminue la fertilité et peut entraîner des problèmes d’érection chez les fumeurs. Sans compter les risques plus élevés de complications lors de la grossesse chez les fumeuses et, par la suite, de mort subite du nourrisson chez les bébés. 

Des solutions

Le gouvernement envisage diverses avenues pour diminuer le tabagisme chez les jeunes adultes. Parmi celles-ci, mentionnons : 

  • augmenter les taxes et le prix des produits du tabac;
  • ajouter de nouveaux lieux où il est interdit de fumer; 
  • inciter les villes et les propriétaires d’habitation à adopter des politiques sans tabac;
  • repousser l’âge légal d’achat (viser 21 ans);
  • diminuer le nombre, la densité ou la proximité de points de vente pour réduire l’accès aux produits du tabac. 

À cela s’ajoute une panoplie d’interventions de sensibilisation, d’information et de soutien à la cessation s’adressant aux jeunes adultes et visant à les influencer. La société québécoise à tout à y gagner!