en

Au travail Diminuer les frais associés au tabagisme

Le tabagisme a des conséquences pour les employés

Une règlementation stricte sur l’usage du tabac et la présence d’outils d’aide à l’arrêt tabagique sont essentiels pour réduire la consommation de tabac du personnel d’une entreprise. Dans le cas contraire, la productivité des travailleurs est diminuée et les risques de disputes entre les fumeurs et les non-fumeurs sont augmentés.

Baisse de productivité

Les employés qui fument sont forcés de s’absenter du travail pour fumer à cause de leur dépendance au tabac. Les pauses-cigarettes de ces derniers sont souvent prises à l’extérieur du temps de pause approuvé par l’employeur, ce qui nuit à leur productivité.

  • En moyenne, un employé fumeur perd 40 minutes par jour à fumer à l'extérieur des pauses approuvées par l’employeur.

Aussi, l’usage du tabac fragilise la santé des employés fumeurs. Ceux-ci s’absentent plus souvent du travail que les non-fumeurs à cause d’une maladie et ils risquent de prendre leur retraite plus tôt pour des raisons de santé.

  • En moyenne, les employés qui fument prennent deux journées de maladie de plus par année que leurs collègues non-fumeurs.

Source de conflits

L’usage du tabac est interdit dans les milieux de travail au Québec, c’est-à-dire dans tous les espaces fermés où se trouvent des employés. Toutefois, certains employeurs ne font pas respecter les lois et les règlements en vigueur et exposent ainsi les non-fumeurs à la fumée secondaire. Cette indifférence de l’employeur nuit à la santé de ses travailleurs, en plus d’être une source de conflits entre ces derniers.

  • La présence de fumée secondaire peut rendre des produits chimiques encore plus nuisibles pour la santé.

Également, l’absence de restrictions de l’employeur concernant les pauses-cigarettes peut créer des inégalités entre fumeurs et non-fumeurs. Lorsque les employés fumeurs sont autorisés à sortir pour fumer en dehors du temps prévu pour les pauses, cela cause des insatisfactions chez les collègues non-fumeurs qui n’ont pas droit au même « privilège ». De plus, les allers-retours fréquents des fumeurs qui quittent leur travail pour aller fumer peuvent soulever des questionnements sur leur rendement comparativement à celui des non-fumeurs.

  • Deux Québécois sur trois sont contrariés ou ennuyés par le fait que leurs collègues prennent de nombreuses pauses pour fumer.

Absence de soutien

Lorsque les employeurs n’offrent pas d’outils pour renoncer au tabac, ils donnent l’impression à leurs employés qu’ils n’accordent pas d’importance à la problématique du tabagisme, qui est la première cause de décès évitables. Ce manque d’intérêt de l’employeur peut causer des effets négatifs sur l’environnement de travail et amener un roulement d’employés plus élevé.

  • Plusieurs études montrent que la majorité des employés préfèrent travailler dans un milieu sans fumée.

L’interdiction de fumer et l’implantation de programmes de soutien pour renoncer au tabac dans les milieux de travail entraînent un sentiment de mieux-être, un meilleur moral et un environnement de travail plus sain pour les employés d’une entreprise.

Pourquoi arrêter de fumer au travail?

Instaurer des règlements plus stricts sur la consommation de tabac ou mettre en place un programme de cessation du tabagisme au travail présentent des avantages pour les employés et les employeurs :

  • Sur les lieux, il est possible d’obtenir des renseignements et du soutien à l’arrêt tabagique de façon continue.
  • Lorsque plusieurs employés cessent de fumer en même temps, l’effet de groupe a une influence positive sur la démarche d’arrêt tabagique.
  • L’interdiction complète de fumer au travail oblige tranquillement les fumeurs à diminuer leur consommation de tabac.

 

Pour plus de renseignements à ce sujet, consultez le Guide de renoncement au tabac en milieu de travail de Santé Canada.

Au travail