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Enjeux actuels | Publié le 11 août 2017

10 raisons d’interdire l’usage du tabac dans les logements 

Crédit : iStock, Thinkstock
Crédit : iStock, Thinkstock

#1 - Économiser des coûts d’entretien

La fumée de tabac s’imprègne dans les objets ainsi que dans les surfaces (tapis, papier peint, céramique, etc.) et subsiste très longtemps après qu’un fumeur ait éteint sa cigarette. Elle fait jaunir les murs et laisse une odeur nauséabonde dans les logements, en plus d’être responsable du développement de nombreux problèmes de santé chez les non-fumeurs. Cela oblige les propriétaires à investir dans de grands ménages, des travaux de peinture et parfois même de rénovations, lorsque les locataires qui fument déménagent.

#2 - Entretenir un bon voisinage

En 2012, l’Association pour les droits des non-fumeurs (ADNF) a sondé 1 003 Québécois sur la problématique de la fumée secondaire dans les immeubles à logements. Parmi les répondants, près du tiers ont affirmé être exposés à la fumée de tabac ambiante dans leur appartement au moins une fois par semaine et près de la moitié (44 %) ont avoué être fortement dérangés par les odeurs de fumée de tabac s’infiltrant dans ce dernier. Les désagréments liés à l’exposition à la fumée secondaire sont passibles de créer des conflits entre les locataires qui fument et ceux qui ne fument pas. 

#3 - Conserver la valeur de revente de la propriété

Lorsqu’il est pratiqué à l’intérieur, le tabagisme abîme les pièces des logements ou des maisons et peut inquiéter les futurs locataires ou propriétaires, à cause des dangers que peut occasionner l’exposition à la fumée tertiaire. Pour cette raison, beaucoup de gens sont réticents d’acheter une propriété dans laquelle des personnes ont fumé, ce qui fait considérablement baisser la valeur des maisons et des immeubles à logements. La preuve : 74 % des agents et des courtiers immobiliers québécois déclarent qu'il est plus difficile de vendre une maison dans laquelle on a fumé. Les raisons les plus courantes seraient l'odeur (55 %) et les inquiétudes liées à la santé (31 %).

#4 - Réduire les risques d’incendie

En 2009, un incendie sur cinq a été provoqué par un mégot brûlant ou un autre article de fumeur. Également, selon l'Association canadienne des chefs de pompier, environ 70 personnes meurent chaque année dans des brasiers causés par des articles de fumeur. Une cigarette qui brûle sans surveillance, un cendrier déposé sur une surface instable et un mégot écrasé dans un pot de fleurs sont trois des nombreuses situations liées au tabagisme qui peuvent causer un incendie. Pourquoi en arriver là, alors que celles-ci peuvent être évitées?

#5 - Éviter un roulement fréquent de locataires

Près de la moitié des ménages non-fumeurs rapporte être fortement dérangés par les odeurs de fumée de tabac qui proviennent des logements voisins et s’infiltrent dans le leur. Cette situation désagréable peut facilement les convaincre de déménager. En effet, selon un sondage effectué en 2012 par l’Association des droits des non-fumeurs (ADNF), 19 % des ménages non-fumeurs et 26 % des ménages avec enfants ont déménagé ou ont considéré déménager à cause de l’infiltration de fumée secondaire dans leur logement. Pour les propriétaires, cela implique plus de gestion : recherche constante de nouveaux locataires, nettoyage fréquent des appartements, etc.

#6 - Diminuer les frais liés aux assurances

Sur leur site Web respectif, les compagnies d’assurance offrent une liste de trucs à faire ou à ne pas faire pour réduire les coûts liés à l’assurance habitation. Sur cette liste, on retrouve toujours un conseil qui concerne spécifiquement les fumeurs leur suggérant de s’abstenir de fumer à l’intérieur de leur domicile. Aussi, de nombreuses compagnies d’assurance offrent un rabais lorsque les propriétés comptent uniquement des non-fumeurs. Interdire l’usage du tabac dans les immeubles à logements peut donc être synonyme de grosses économies pour les propriétaires.

#7 - Améliorer la santé des locataires

Il est faux de croire que l’interdiction de fumer dans les aires communes suffit. Ce règlement ne fait que minimiser le problème de l’exposition à la fumée secondaire, il ne l’élimine pas. La fumée de tabac peut s’infiltrer de bien des façons dans les logements voisins : par les fenêtres, les portes, les prises électriques, la tuyauterie, les luminaires, les systèmes de ventilation, etc. La seule manière de réduire les risques que les locataires développent des problèmes de santé liés à l’exposition à la fumée secondaire, tels que le cancer du poumon ou les maladies respiratoires, est d’interdire l’usage du tabac à l’intérieur des immeubles résidentiels.

#8 - Répondre à une demande grandissante

Selon des données amassées en 2016 par Ipsos pour l’Association des droits des non-fumeurs (ADNF), 70 % des résidents souhaitent demeurer dans un immeuble résidentiel complètement sans fumée. Ainsi, tout porte à croire que l’implantation d’une politique sans fumée ou que l’ajout d’une clause au bail à cet effet pèse dans la balance lorsqu’un locataire arrête son choix sur un immeuble où habiter.

#9 - Réduire la pollution

La fumée secondaire fait partie de la liste des polluants les plus dangereux. Également, les mégots de cigarette polluent la planète. Qu’ils soient jetés sur le sol ou dans l’eau, leurs composants chimiques contaminent l’environnement. Ils mettent énormément de temps à se décomposer et empoisonnent les milieux de vie de nombreux animaux.

#10 - Inciter des locataires à arrêter de fumer pour de bon

Beaucoup de fumeurs souhaitent ardemment arrêter de fumer, mais n’y arrivent pas. Les contraintes hors de leur contrôle, comme une interdiction de fumer dans leur immeuble résidentiel, peuvent représenter un incitatif pour écraser. Un tel changement peut être le coup de main dont ils avaient besoin pour entreprendre sérieusement leur démarche d’arrêt tabagique.

Alors, qu’attendez-vous? Parlez-en à vos locataires, vos voisins ou votre propriétaire!