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Enjeux actuels | Publié le 8 juin 2020

Tabagisme et vapotage : risques et recommandations en contexte de pandémie (COVID-19)

Crédit: Peter Zelei Getty Images
Crédit: Peter Zelei Getty Images

Bien qu’il existe peu de preuves démontrant que le tabagisme et le vapotage augmentent le risque de contracter la COVID-19, de plus en plus d’études indiquent que les personnes qui fument seraient plus vulnérables à la maladie à coronavirus en raison de risques plus élevés de symptômes sévères et de complications.

Selon les dernières mises à jour publiées par la Société canadienne du cancer (SCC), les faits démontrent qu’il est fort probable que le tabagisme ainsi que le vapotage contribuent à la progression négative de la maladie et à l’intensification des effets indésirables liés à celle-ci.


L’usage du tabac affaiblit le système immunitaire

En effet, fumer peut réduire la capacité pulmonaire et affaiblir le système immunitaire. Les personnes qui fument sont donc plus à risque de développer des infections respiratoires, telles que la grippe ou des pneumonies bactériennes. Ainsi, les personnes qui fument et qui contractent la COVID‑19 auraient un risque plus élevé de développer des complications (hospitalisation, admission aux soins intensifs, ventilation assistée, décès, etc.).

En ce qui concerne le vapotage, les risques liés à la COVID 19 ont encore peu été étudiés. Toutefois, de plus en plus d’études indiquent que vapoter pourrait avoir des effets néfastes sur les poumons et le système immunitaire. 
 

Un risque accru de développer une forme grave de COVID-19

Selon l’Organisation mondiale de la Santé, fumer et vapoter impliquent un contact fréquent entre les mains et la bouche, et parfois un partage de produits dans certains contextes sociaux, ce qui pourrait augmenter le risque de transmission du virus.

Par ailleurs, d’après la dernière mise à jour publiée par la Société canadienne du cancer, les données indiquent que les personnes souffrant d’une maladie respiratoire préexistante sont plus susceptibles de décéder de la COVID-19 ou de développer une maladie grave après avoir contracté celle-ci. Par conséquent, il est probable que les personnes ayant une fonction pulmonaire affaiblie en raison de l’usage du tabac ou de la cigarette électronique présentent un risque accru de développer une forme grave de COVID-19.

Voici donc quelques faits rapportés par la SCC concernant les effets du tabagisme et du vapotage sur le risque de contracter des maladies infectieuses et la COVID-19 :
•    En parallèle à des études antérieures sur les infections pulmonaires, le tabagisme augmenterait la gravité des symptômes de la COVID-19.
•    Des experts ont confirmé que les personnes souffrant de problèmes de santé sous-jacents tels que des troubles respiratoires sont plus susceptibles de développer de graves complications si elles contractent la COVID-19. Il est donc raisonnable de penser que la détérioration de la fonction pulmonaire liée à l’usage du tabac pourrait accroître le risque de complications graves.
•    Parmi les patients chinois ayant reçu un diagnostic de COVID-19, le risque de progression de la maladie ou de décès était 14 fois plus élevé chez ceux qui avaient des antécédents de tabagisme.
•    De plus en plus de données indiquent que l’aérosol des dispositifs de vapotage peut endommager les poumons aux niveaux cellulaire et organique et entraver la capacité de l’organisme à combattre les infections respiratoires.
 

De deux à quatre fois plus susceptibles de contracter une infection bactérienne et/ou virale

Toujours selon la Société canadienne du cancer, des études démontrent que le tabagisme et le vapotage augmentent le risque d’infection virale. Comme la fumée du tabac et plusieurs de ses composants entraînent des changements structurels dans les voies respiratoires, les personnes qui fument du tabac seraient de deux à quatre fois plus susceptibles de contracter une infection bactérienne et/ou virale ayant un système immunitaire affaibli
 

Nos recommandations en contexte de pandémie

Nous recommandons de cesser de fumer ou de vapoter dès que possible pour réduire le risque de cancers, de maladies infectieuses et de maladies chroniques. Le contexte actuel de pandémie peut inciter à fumer davantage en raison du stress et de l’anxiété ressentis face à la situation : peur d’être infecté, sentiment d’impuissance, inquiétudes financières, isolement, etc. Toutefois, la diminution des contacts sociaux avec les collègues et amis fumeurs pourrait faciliter une démarche de renoncement au tabac. Le contexte actuel serait encore plus favorable, car en plus des nombreux bénéfices habituels liés à l’arrêt tabagique, celui-ci pourrait minimiser les risques associés à la COVID-19.
 

J’ARRÊTE : votre ressource gratuite et confidentielle pour vous soutenir 

Si vous souhaitez cesser de fumer, avez rechuté ou vous vous sentez à risque de rechute, ou simplement pour obtenir de l’information, nos ressources gratuites et confidentielles sont disponibles pour vous soutenir :

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