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Enjeux actuels | Publié le 12 juillet 2017

10 mythes sur le tabagisme

Crédit : Wavebreakmedia Ltd, Thinkstock
Crédit : Wavebreakmedia Ltd, Thinkstock

1. Fumer aide à se détendre et à évacuer le stress.

L’usage du tabac ne relaxe pas. Le soulagement ressenti par le fumeur après qu’il ait pris une bouffée de cigarette est dû à la dépendance. Après avoir inhalé de la fumée de tabac, le fumeur est détendu, car il a «nourri» son corps de la substance dont il est dépendant: la nicotine. Ainsi, le stress et la tension que ressentent souvent les personnes qui fument avant qu’elles consomment une cigarette sont en fait des symptômes de manque.

2. La cigarette n’est pas plus dangereuse que l’alcool ou la pollution.

Un fumeur sur deux meurt d’une maladie liée à son tabagisme. Au Canada, ça représente 37 000 décès par année, tandis que 8 103 sont causés par l’alcool. Le risque de développer un cancer est aussi 57 fois plus élevé suite à l’exposition à la fumée secondaire que le risque que pose l'exposition à tous les polluants contenus dans l'atmosphère. Bien sûr, le tabagisme n’est pas le seul enjeu de santé publique dont il faut se préoccuper, mais il constitue néanmoins la première cause de décès évitables au pays.

3. Après un certain âge, il est trop tard pour retirer des bénéfices de l’arrêt tabagique.

Les bienfaits de l’arrêt tabagique se font sentir dès les premières heures : la tension artérielle, le rythme cardiaque et le transport de l’oxygène vers les cellules redeviennent normaux. Peu importe le moment choisi pour écraser, l’arrêt tabagique amène des changements positifs dans l’organisme.

4. Fumer est un choix personnel.

Une personne fait le choix de prendre sa première bouffée, pas de continuer de fumer. À cause de la dépendance dont elle souffre, elle ne peut pas s’empêcher de consommer du tabac. La puissance de la dépendance au tabac est comparable à celle de la cocaïne ou de l’héroïne. Quand on y réfléchit : qui souhaite sincèrement consommer un produit qui l’empoisonne et le tue à petit feu?

5. Les cigarettes naturelles sont moins nocives que les cigarettes traditionnelles.

Les cigarettes naturelles contiennent la même quantité de tabac que les cigarettes ordinaires. La majorité des produits toxiques et cancérigènes est naturellement contenue dans la plante de tabac. C'est la combustion qui les libère et qui en crée d'autres. Les cigarettes naturelles ne sont donc pas réellement moins dangereuses pour la santé. Elles sont uniquement un autre outil marketing pour l’industrie.

6. Une personne qui fume socialement n’est pas considérée comme un fumeur.

Ce n’est pas parce que la consommation de cigarettes d’une personne n’a jamais augmenté avec le temps qu’elle n’en est pas dépendante. Au même titre que le fumeur quotidien, qui consomme une cigarette chaque matin avec son café, le fumeur social associe le fait de fumer à certaines occasions spéciales où il est entouré de gens. Même s’il consomme du tabac moins souvent, il est, lui aussi, pris au piège...il est un fumeur. La preuve : un fumeur social a trois fois plus de risques de mourir d'une crise cardiaque qu'un non-fumeur.

7. Ce sont les produits ajoutés par les fabricants dans le tabac qui le rendent si dangereux.

Les additifs ont pour but de faire oublier les effets négatifs du tabagisme et d’ainsi augmenter son attrait. Par exemple, certains adoucissent l’irritation de la fumée et facilitent son entrée dans les voies respiratoires. Ainsi, les additifs ne sont pas inoffensifs, mais ils ne constituent pas le plus grand danger des produits du tabac. Le tabac est la substance qui contient la nicotine, le composant responsable de la dépendance et la fumée, celle qui contient les composés toxiques et cancérigènes responsables de plusieurs maux liés au tabagisme.

8. Arrêter de fumer fait engraisser.

La nicotine affecte les sens de l’odorat et du goût. Après l’arrêt tabagique, ceux-ci reviennent à la normale, tout comme le signal de la faim. Ainsi, ce n’est pas l’arrêt tabagique qui est responsable des changements au niveau du métabolisme, mais plutôt le tabagisme. C’est l’usage quotidien du tabac qui a, pendant des années, atténué le plaisir de manger. En étant conscient de ce phénomène au moment de planifier son arrêt tabagique, il est possible de prendre les précautions nécessaires, en faisant du sport, en mangeant des aliments sains et en ne  compensant pas les envies de fumer par de la nourriture.

9. Le gouvernement fait de l’argent sur le dos des fumeurs.

Les taxes sur les produits du tabac rapportent de l’argent au gouvernement, mais l’ensemble des conséquences dues au tabagisme (maladies, décès, incendies, etc.) lui en coûte beaucoup plus annuellement. Ainsi, à cause des impacts économiques du tabagisme, il est bien loin de s’enrichir avec les produits du tabac. Pour contrer ce fléau, de nombreux moyens sont mis en œuvre pour sensibiliser la population aux méfaits du tabagisme, pour prévenir l’initiation tabagique chez les jeunes et pour soutenir les gens qui souhaitent arrêter de fumer.

10. Les campagnes de sensibilisation, qui mettent en lumière les dégâts causés par le tabagisme, ne servent à rien.

Une étude conduite par Santé Canada et Statistiques Canada a démontré que 66,6 % des gens qui ont écrasé en 2015 l’ont fait en raison de leur santé. C’est pourquoi les campagnes médiatiques qui cherchent à sensibiliser la population aux effets négatifs du tabagisme sur la santé constituent un excellent moyen de faire circuler l’information auprès des fumeurs. Un fait ou une image peut véritablement les amener à prendre la décision d’arrêter de fumer.