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Campagnes médiatiques | Publié le 21 janvier 2018

Coup d’envoi de la Semaine pour un Québec sans tabac 2018

De nouveau cette année, la Semaine pour un Québec sans tabac capte l’intérêt et surprend la population grâce à un angle original, soit les marques physiques et psychologiques avec lesquelles certains fumeurs et ex-fumeurs doivent composer jour après jour.

Au moyen d’un message télévisé, qui a été présenté en conférence de presse mardi, et de divers contenus Web exclusifs disponibles sur la page Facebook Québec sans tabac, la 41e édition de la campagne lève le voile sur les conséquences du fléau qu’est le tabagisme.

Au premier jour de la Semaine pour un Québec sans tabac, le Conseil québécois sur le tabac et la santé a d’ailleurs révélé des chiffres alarmants sur les maladies dues à celui-ci.

  • Les fumeurs sont jusqu’à dix fois plus à risque de souffrir d’un cancer de la bouche que les gens qui ne fument pas.
  • Les personnes qui fument sont quatre fois plus à risque d’avoir une maladie du cœur que les non-fumeurs.
  • 85 % des cancers du poumon sont dus au tabagisme.
  • Le tabagisme est responsable de 60 % des décès liés au cancer de la gorge.

Le tabac laisse des marques physiques

Les maladies causées par le tabagisme requièrent souvent des opérations invasives qui laissent des cicatrices importantes sur les patients. Pour le cancer de la bouche, par exemple, l’excision de la tumeur peut nécessiter l’amputation d’une partie de la lèvre, de la langue ou du nez. Pour le cancer du larynx, elle peut conduire à une laryngectomie totale, soit la perte de la voix, et ce, une fois sur trois.

Présent à la conférence de presse de ce matin, le Dr Alex Mlynarek, otorhinolaryngologiste et professeur adjoint au Département d’otorhinolaryngologie et de chirurgie cervicofaciale de l’Université McGill, a signalé que les personnes atteintes d’un cancer « tête cou » qui fument sont plus à risque de souffrir d’un autre cancer et d’être réhospitalisées après une chirurgie que les non-fumeurs et ceux qui ont cessé de fumer.

Les maladies dues au tabagisme laissent aussi des marques psychologiques

Selon la Dre Marika Audet-Lapointe, psychologue et neuropsychologue en oncologie et fondatrice de la clinique PSYmedicis, la dépendance psychologique liée au tabac est un cercle vicieux pour les fumeurs malades. La personne qui fume est déchirée entre son désir de fumer et celui de vivre. « Pour apaiser cette souffrance intérieure, fumer devient alors une porte de sortie. Or, ceci ne fait que cristalliser le maintien du tabagisme et exacerber cette terrible lutte intérieure. », affirme-t-elle.

Des outils pour cesser de fumer

Beaucoup de gens dans l’entourage de Geneviève Brouillette, la porte-parole de la campagne, sont décédés d’un cancer causé par le tabac. Pour cette raison, elle encourage les fumeurs à cesser de fumer et à utiliser les services J’ARRÊTE, qui proposent plusieurs types de soutien pour aider les gens à s’affranchir du tabac. « Cessez de fumer avant d’être marqués pour la vie. Faites-le pour vous, mais également pour ceux que vous aimez et qui vous aiment, pour avoir la chance de voir grandir vos enfants et vos petits-enfants », conclut-elle.

Consultez le communiqué de cette conférence de presse.